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La culture comme lien entre sourdes et entendants

Nicola Bramaz, sourd de naissance, est vice-président de l’association fribourgeoise C’est un signe. Celle-ci promeut l’échange entre sourds et entendants.

«Je fais partie de l’association C’est un signe depuis pratiquement ses débuts, en 2014. J’en suis aujourd’hui le responsable technique et le vice-président. Quand Arielle, la présidente, m’a demandé d’intégrer le comité, j’ai accepté sans hésitation! Avant, je faisais partie d’une association pour et par les sourds alors que la particularité de C’est un signe, c’est vraiment cette volonté de créer un lien et de favoriser les échanges entre sourds et entendants. Cet objectif se retrouve dans le comité puisqu’il est composé à égalité de sourds et d’entendants. Lire la suite

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Fribourg, une ville accessible à toute ?

2014-09-laliberte-nicolabramaz27 ans, technicien en informatique et sourd
«Pour les personnes sourdes, c’est la communication qui est délicate. Lorsque je commande un Fanta dans un bar, je reçois parfois un fendant du Valais. Dans mes déplacements, je ne rencontre pas ou très peu de soucis. On pourrait juste regretter que certaines informations des CFF soient annoncées uniquement oralement, mais je me débrouille. C’est professionnellement que j’ai eu le plus de difficultés à m’intégrer. J’ai suivi une formation de peintre en bâtiment, mais je ne peux pas exercer ce métier, car on ne peut pas me prévenir en cas de danger. A mon avis, c’est la peur qui motive surtout cette interdiction. Pour cela, Fribourg fait office d’exemple, je m’y sens beaucoup mieux qu’en Valais ou qu’à Lausanne. Je suis actuellement une formation d’informaticien et mes collègues ont appris quelques signes. Notre plus grand combat est de sensibiliser la population. La langue des signes est une langue à part entière, qui peut être apprise.»

Source : Le Liberté – 5 septembre 2014 – Valérie Vuille Lire la suite

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Stop à la discrimination!

Trois films sensibilisent les gens aux droits de la personne handicapée.

« Il était important de montrer comment une personne valide peut ressentir la discrimination que vivent les personnes handicapées » , souligne Sabrina Ianniello, étudiante à la HES-SO, en filière sociale. Avec quatre collègues étudiants – Alice Berthod, Nathalie Théoduloz, Allan Meillier et Mor gane Nicolo – elle a ainsi eu l’idée de tourner trois courts métrages plongeant une personne valide dans un milieu où elle se sent « différente » des autres. « Nous avons pris le contre-pied con cernant la discrimination des personnes handicapées cette fois-ci en démontrant que la majorité peut aussi être discriminée par la minorité si nous inversions la structuration sociétale », explique Sabrina Ianniello. Lire la suite

Mouvicap
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Des films dénoncent la discrimination des personnes handicapées

Ici, lors du tournage de l’un des courts-métrages mettant en scène une pièce de théâtre jouée uniquement en langage des signes. La spectactrice valide en perd tous ses repères.

Cinq étudiants de la HES-SO de Sierre ont tourné des courts-métrages dénonçant la discrimination des personnes handicapées. Des outils pour inciter la Suisse à signer la convention de l’ONU relative aux droits de la personne handicapée.

Cinq étudiants de la HES-SO en filière sociale – Sabrina Ianniello, Alice Berthod, Nathalie Théoduloz, Allan Meillier et Morgane Nicolo –, ont tourné trois courts-métrages plongeant une personne valide dans un milieu où elle se sent «différente» des autres. Des films qui serviront à faire du lobbying à Berne pour inciter la Suisse à signer la Connvetion des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées. «Nous avons d’ailleurs été sponsorisés aussi par l’organisme Egalité et handicap», explique Sabrina Ianniello. Les trois films seront également diffusés publiquement ce samedi 2 mars à 14 heures à la HES-SO de Sierre. Lire la suite

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Les sourds veulent travailler : Parole de Nicola Bramaz

Pour lire sur les lèvres, les sourds doivent faire de gros efforts. Beaucoup de mots de la langue française ont une prononciation identique (les lèvres font les mêmes mouvements). De ce fait, les sourds ne peuvent comprendre qu’ un tiers des messages en lisant sur les lèvres. Pour s’exprimer oralement, les sourds ont également des difficultés car ils n’entendent pas le son de leur voix et ils ne peuvent donc la contrôler. Souvent les patrons ou les collègues croient que les employés sourds n’écoutent pas ou ne sont pas motivés pour communiquer. C’est totalement faux ! Les sourds doivent se concentrer tout au long de la journée pour lire sur les lèvres mais le résultat est qu’ils ne peuvent comprendre que le 33% de ce qui est dit oralement. Pour faciliter la communication, il faut veiller à se tenir bien en face du sourd et articuler normalement (cf voir pour comprendre).

Il y a aussi des sourds qui en parviennent pas à s’exprimer oralement et que ne peuvent pas lire sur les lèvres. Ils n’en sont pas responsables et avec eux il faut utiliser la langue des signes si vous la connaissez, montrer ou faire du mime et des gestes. Il est aussi possible d’écrire sur un bout de papier, un smartphone ou par un logiciel informatique.

Il est important de savoir que la communication avec les entendants fatigue énormément les sourds lorsqu’il n’y a pas d’interprète. La lecture labiale leur demande beaucoup de concentration et d’énergie.

L’employé sourd se fera un plaisir d’enseigner à ces collègues quelques mots de bases de la langue des signes, ainsi après un peu de temps, la communication pourra passer facilement avec tout le monde.

Avec la langue des signes, leur langue naturelle, les sourds ont accès au 100% de la communication !

Je vais vous donner quelques meilleurs conseils de comment communiquer à un sourd dans un entreprise dans un but que vous êtes sur que un sourd comprend :

  • Parlez lent et bien oral si une personne sourd arrive lire la lèvre. En cas il ne comprend pas, écrirez.
  • Si la sourd ne sait pas parler, écrirez à 100%
  • Les missions des travaux, il y a un meilleur solution que un sourd comprend à 100% pour son mission de travail, montez-lui un travail et en général il comprendra rapidement.
  • En cas de la réunion ou la bilan de travail, il faut TOUJOURS prévoir de la réservation de l’interprète dans le but que un sourd peut tout suivre et peut avancer leur chemin de travail. Mais c’est l’assurance-invalidité (AI) qui paie ces frais pour le soutien à besoin aux sourds sur la communication dans les événements importants.
  • En cas de téléphone directement à un sourd, il est mieux d’avoir un genre d’assistante pour apporter les informations via l’E-Mail. Mais il existe de téléphoner directement un sourd via le relais texte ou en vidéo mais ces produits sont assez cher. ça peut risquer que l’AI refuse de payer ces frais car depuis 2013, chaque sourd a le droit d’un seul produit de communiquer via téléphone (avec le numéro en voip) par l’appel-vidéo.
  • Pour la fin, un fois par semaine de réunion (un heure suffisant) des explications des missions avec l’interprète et un sourd peut exprimer librement sur les questions ou les demandes ou encore bien les remarque. Ce point est un meilleur solution qui est sûr que ça passera vachement bien.

Il est chaudement conseillé que vous pouvez apprendre quelques signes avec la langue des signes à la bases pour plus facile de communiquer et ça touchera facilement des sourds pour plus facile de faire la confiance.

Comment communiquer

Quelques conseils pour bien communiquer avec un sourd sur une place de travail.

  • Parlez lentement en articulant normalement et faites des phrases courtes. Veillez à ne pas être à contre-jour.
  • Si besoin, écrivez sur un bout de papier ce que vous voulez dire.
  • La meilleure solution pour qu’un sourd comprenne une consigne est de lui montrez le travail qu’il doit effectuer. Il pourra ainsi observer la marche à suivre puis la répéter.
  • En cas de réunion de travail ou de bilan, veillez à la présence d’un interprète français-langue des signes. Les frais d’interprètes ne sont pas à la charge de l’entreprise, ils sont pris en charge par l’Assurance invalidité (AI).
  • L’employé sourd ne peut utiliser le téléphone mais il ne rencontre pas de problème avec les moyens modernes de communications comme le SMS, le fax ou le mail. Si l’employé sourd possède un appareil Vitab (téléphone vidéo), il est possible d’appeler par téléphone le relais VideoCom de la fondation Procom (…) en donnant le nom de la personne sourde que l’on veut appeler. L’employé sourd peut également téléphoner en langue des signes par vidéo au relais VideoCom et un interprète appelle alors le correspondant entendant. La communication peut ainsi se dérouler sans problème.
  • Il est important d’organiser des séances courtes mais régulières avec un interprète (par exemple une fois par semaine), ainsi on peut vérifier que les consignes et messages ont été compris et l’employé sourd peut également s’exprimer librement en langue des signes.
  • Pour terminer, il est chaudement conseillé à l’employeur et aux collègues entendants d’apprendre quelques signes de base que l’employé sourd se fera un plaisir d’enseigner. Comme cela un rapport de confiance pourra se développer.